May 06

Alimentation du lapin

Alimentation du lapin

Le lapin est un herbivore strict. Dans la nature son régime alimentaire se compose d’herbe, de graminées, de quelques fleurs, légumes et fruits.
Une alimentation adaptée est essentielle pour assurer la bonne santé de votre animal. Elle va prévenir l’apparition de problèmes dentaire, digestif et urinaire, mais aussi de surpoids.

¤ Foin : base de l’alimentation, 80% de la ration.                                                                                                                                             Donner du foin de bonne qualité c’est-à-dire non poussiéreux et avec de longues tiges, à volonté. Un ratelier peut être utile afin d’éviter de poser le foin au fond de la cage et que celui ne soit souillé par l’urine. Les foins de luzerne et pissenlit, riches en calcium, sont contre-indiqués pour les lapins souffrant de problèmes urinaires (boue vésicale, calculs).

¤ Légumes :8-10% du poids du lapin.                                                                                                                                                              Les légumes doivent impérativement être donnés crus, à température ambiante, lavés et séchés. Si le lapin n’est pas habitué à manger de la verdure, introduire les légumes progressivement, un par un, en petite quantité afin de ne pas dérégler son tube digestif. Pour une alimentation équilibrée, varier les légumes et en donner 3 à 4 différents dans la ration de verdure journalière, distribuée en au moins deux repas. La liste au verso énumère les différents légumes pouvant être proposés à votre animal.

¤ Granulés : ils doivent être rationnés et ne pas dépasser 5% du poids du lapin au maximum.                                                                          Proscrire les mélanges de graines et préférer les granulés uniformes. Ceux-ci doivent être riches en fibres et pauvres en graisse, avec idéalement une composition en fibres de plus de 15% et moins de 3% de graisse. Veiller également à ce qu’ils ne soient pas trop riches en calcium (<1%) pour les lapins adultes, d’autant plus si votre animal est sujet aux troubles urinaires.

¤ Fruits : ils doivent être considérés comme des gâteries car ils sont riches en sucres. Ils peuvent être donnés de temps en temps, par petits bouts, lavés et séchés comme pour les légumes.

¤ Eau : à volonté et température ambiante. Le choix d’une gamelle ou d’un biberon importe peu du moment que le lapin arrive à boire facilement et que l’eau reste toujours propre.

¤ Aliments à proscrire :
- Légumes (et fruits) abîmés ou pourris, fânés (risque de toxicité)
- Légumes (et fruits) en conserve ou surgelés
- Légumes toxiques (liste non exhaustive) : ail, oignon, pomme de terre, avocat, rhubarbe, bambou, soja, millet, manioc, poireau, sauge, oseille, ciboulette, cornichon, concombre amer, tiges et feuilles de tomate, ...
- Epluchures d’agrumes, peau de banane
- Végétaux toxiques (liste non exhaustive) : fougère, lierre, champignons, ...
- Pain, viennoiseries et dérivés
- Chocolat et sucreries
- Lait et café
- Mélanges de graines, céréales et de fruits secs

Point important : Tout changement d’alimentation doit être fait progressivement, sur plusieurs jours, afin d'éviter un dérèglement digestif.

News

Ce communiqué fait suite à l’allocution de Jacques GUERIN, Président du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires, que vous pouvez visionner sur le lien suivant
https://www.youtube.com/watch…
https://www.veterinaire.fr/…/message-de-jacques-guerin-aux-…

"La suspension du libre accès des établissements de soins vétérinaires (ESV) signifie un passage en mode de gestion de la Permanence et de la Continuité de Soins (PCS) uniquement dans un régime de Gardes-Astreintes.

Cela concerne les animaux malades et/ou blessés qui nécessitent des soins, soit en urgence, soit pour prendre en charge une situation amenée à devenir urgente à court terme.

En d’autres termes, tout ce qui est prévention et/ou non indispensable doit être différé jusqu’à un retour à la normale.

En journée, et pendant les horaires d’ouverture habituels de l’ESV, la structure vétérinaire assure elle-même sa PCS selon les règles déontologiques en vigueur, plus que jamais nécessaires au maintien d’une égalité effective et solidaire entre les structures vétérinaires.

Les rendez-vous se font exclusivement après régulation téléphonique par la structure ou par une société dédiée.

Il est aussi possible de s’organiser avec la création, dans un cadre réglementaire, de micro-services de garde temporaires dans la journée à plusieurs structures.

Si, par exception, en raison d’une contrainte majeure (contamination du personnel soignant entraînant la fermeture, impossibilité économique, garde d’enfants à la maison,…), un ESV choisit de déléguer sa PCS à une structure d’urgence, en considérant que celle-ci reste en mesure de respecter toutes les règles de biosécurité en cours, elle doit signer une convention à cet effet : une bonne régulation téléphonique s’impose de même que la transmission de la convention au Conseil régional de l’Ordre.

Bien sûr, tout professionnel confiné peut, par solidarité, offrir ses services au bénéfice de la collectivité (régulation téléphonique par exemple).

La nuit, les dimanches et les jours fériés, les ESV mettent en application leurs règles habituelles de PCS, fixées dans leurs Conditions Générales de Fonctionnement, le cas échéant dans le respect des conventions de PCS et/ou du service de garde déclarés. Les circonstances y ajoutent la contrainte supplémentaire des règles de biosécurité pour les structures accueillantes.

Les décisions prises sont aussi nécessaires qu’indispensables et visent à nous protéger, d’une part, et à protéger la collectivité humaine d’autre part. Il faut donc impérativement réduire les contacts interpersonnels au strict nécessaire. A chacun d’entre nous d’exercer ses choix en conscience dans son environnement.

Chaque vétérinaire jugera en son âme et conscience ce qu’il estime être une urgence ou une maladie allant le devenir : nous sommes rompus à cet exercice.

A chacun d’entre nous, dans ces circonstances difficiles, totalement inédites, de prendre la mesure :
-de la situation évolutive, rationnellement, sans tomber dans la sinistrose collective ;
-de sa responsabilité individuelle qu’il doit exercer avec lucidité
-de la solidarité collective qu’il doit mettre en œuvre avec zèle, constance et dévouement.

Des directives et préconisations sanitaires sont prises au niveau national. Même dans le respect de celles-ci, le risque de contamination est réel. Nous devons tous participer à l’effort collectif afin de casser la chaîne de contamination du COVID-19.

Les Présidents des CROV sont garants du respect des règles déontologiques et de l’attitude éthique des vétérinaires. Face à des faits avérés, soyez assurés qu’ils tireront toutes les conclusions en matière d’éthique professionnelle et de déontologie en saisissant les chambres de discipline qui apprécieront.