Aug 05

Insolation ou "coup de chaleur"

En été, attention au coup de chaleur!

Tout comme nous, les chiens et les chats peuvent souffrir des fortes chaleurs en été. Nos compagnons ne transpirant qu'au niveau des coussinets, leur régulation thermique s'effectue principalement par la respiration (halètement). Les animaux âgés ou jeunes, de couleur foncée, souffrant de troubles cardiaques ou respiratoires mais aussi les races brachycéphales (bouledogues, persans, ...) sont particulièrement sensibles aux températures élevées.

Les premiers signes d'un coup de chaleur sont une augmentation marquée de la fréquence respiratoire (halètement excessif), de la salivation, de la prostration/fatigue, une augmentation de la température (supérieure à 39.5°), des muqueuses buccales sèches et chaudes. L'animal peut ensuite présenter des vomissements, de la diarrhée et perdre connaissance. Dans les cas graves, des convulsions puis un coma s'installent et peuvent rapidement aboutir au décès de l'animal.

Mesures préventives
- ne jamais laisser un animal seul dans la voiture, même avec une fenêtre entrouverte, car la température peut très vite augmenter.
- ne jamais laisser un animal attaché ou dans une cage au soleil
- éviter les balades et les exercices aux heures les plus chaudes de la journée
- donner de l'eau fraîche à disposition et à volonté
- limiter les bains de soleil pour les animaux sensibles à la chaleur

Mesures en cas de coup de chaleur
- mettre votre animal à l'ombre ou mieux dans une pièce fraîche
- le doucher ou le mouiller avec des serviettes humides fraîches
- lui proposer de l'eau fraîche s'il est conscient
- contacter rapidement un vétérinaire pour lui expliquer la situation et lui amener votre animal. Pendant le trajet, continuer à refroidir votre compagnon avec des serviettes humides, la climatisation ou les fenêtres ouvertes.

/!\ ne le rafraichissez pas avec une eau glacé ou des glaçons car un choc thermique peut causer de graves dégâts.

En plus de l'insolation, nos animaux peuvent également attraper des coups de soleil. Les individus au pelage fin ou clairsemé sont les plus sensibles. De même les régions du corps avec peu de poils ou dont la peau est rose (ventre, oreilles ...) sont les zones les plus touchées par les coups de soleil.
Comme pour nous, la lésion est chaude, douloureuse et rouge. Il s'agit d'une brûlure de la peau, plus ou moins grave. Elle peut être bénigne ou plus sérieuse, nécessitant parfois des soins, mais prédispose dans tous les cas aux cancers de la peau. Les chats aux oreilles blanches et/ou à la truffe rose sont fréquemment sujets à ce type de maladie. Dans la mesure du possible, essayez de limiter les bains de soleil prolongés ou appliquer de l'écran total sur les régions les plus sensibles du corps de l'animal.
/!\ privilégiez les crèmes solaires les plus simples possibles (sans huiles essentielles...)



News

Ce communiqué fait suite à l’allocution de Jacques GUERIN, Président du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires, que vous pouvez visionner sur le lien suivant
https://www.youtube.com/watch…
https://www.veterinaire.fr/…/message-de-jacques-guerin-aux-…

"La suspension du libre accès des établissements de soins vétérinaires (ESV) signifie un passage en mode de gestion de la Permanence et de la Continuité de Soins (PCS) uniquement dans un régime de Gardes-Astreintes.

Cela concerne les animaux malades et/ou blessés qui nécessitent des soins, soit en urgence, soit pour prendre en charge une situation amenée à devenir urgente à court terme.

En d’autres termes, tout ce qui est prévention et/ou non indispensable doit être différé jusqu’à un retour à la normale.

En journée, et pendant les horaires d’ouverture habituels de l’ESV, la structure vétérinaire assure elle-même sa PCS selon les règles déontologiques en vigueur, plus que jamais nécessaires au maintien d’une égalité effective et solidaire entre les structures vétérinaires.

Les rendez-vous se font exclusivement après régulation téléphonique par la structure ou par une société dédiée.

Il est aussi possible de s’organiser avec la création, dans un cadre réglementaire, de micro-services de garde temporaires dans la journée à plusieurs structures.

Si, par exception, en raison d’une contrainte majeure (contamination du personnel soignant entraînant la fermeture, impossibilité économique, garde d’enfants à la maison,…), un ESV choisit de déléguer sa PCS à une structure d’urgence, en considérant que celle-ci reste en mesure de respecter toutes les règles de biosécurité en cours, elle doit signer une convention à cet effet : une bonne régulation téléphonique s’impose de même que la transmission de la convention au Conseil régional de l’Ordre.

Bien sûr, tout professionnel confiné peut, par solidarité, offrir ses services au bénéfice de la collectivité (régulation téléphonique par exemple).

La nuit, les dimanches et les jours fériés, les ESV mettent en application leurs règles habituelles de PCS, fixées dans leurs Conditions Générales de Fonctionnement, le cas échéant dans le respect des conventions de PCS et/ou du service de garde déclarés. Les circonstances y ajoutent la contrainte supplémentaire des règles de biosécurité pour les structures accueillantes.

Les décisions prises sont aussi nécessaires qu’indispensables et visent à nous protéger, d’une part, et à protéger la collectivité humaine d’autre part. Il faut donc impérativement réduire les contacts interpersonnels au strict nécessaire. A chacun d’entre nous d’exercer ses choix en conscience dans son environnement.

Chaque vétérinaire jugera en son âme et conscience ce qu’il estime être une urgence ou une maladie allant le devenir : nous sommes rompus à cet exercice.

A chacun d’entre nous, dans ces circonstances difficiles, totalement inédites, de prendre la mesure :
-de la situation évolutive, rationnellement, sans tomber dans la sinistrose collective ;
-de sa responsabilité individuelle qu’il doit exercer avec lucidité
-de la solidarité collective qu’il doit mettre en œuvre avec zèle, constance et dévouement.

Des directives et préconisations sanitaires sont prises au niveau national. Même dans le respect de celles-ci, le risque de contamination est réel. Nous devons tous participer à l’effort collectif afin de casser la chaîne de contamination du COVID-19.

Les Présidents des CROV sont garants du respect des règles déontologiques et de l’attitude éthique des vétérinaires. Face à des faits avérés, soyez assurés qu’ils tireront toutes les conclusions en matière d’éthique professionnelle et de déontologie en saisissant les chambres de discipline qui apprécieront.