Aug 05

Départ en vacances

Voici quelques conseils si vous partez avec votre chien ou votre chat pendant vos congés, en France :

- assurez vous que le logement ou le camping où vous vous rendez accepte bien les animaux,
- amenez avec vous le carnet de santé et les papiers d'identification de votre compagnon,
/!\ attention certains campings peuvent exiger que votre animal soit vacciné contre la rage
- si votre compagnon est sujet aux troubles digestifs, amenez sa nourriture habituelle pour ne pas rajouter au stress du voyage ou au minimum pour pouvoir réaliser une transition progressive avec les aliments que vous achèterez sur place,
- munissez vous d'une trousse de premiers secours : éventuels traitements quotidiens, désinfectant doux (sans alcool), compresses, pince "retire tiques", pince à épiler, collyre nettoyant pour les yeux, ...
- si votre chat est d'un tempérament anxieux, prenez sa litière et une couverture ou un coussin où il a l'habitude de dormir pour qu'il retrouve ses odeurs,
- renseignez vous auprès de la mairie de votre lieu de vacances pour connaître les plages autorisées aux chiens. Vous pouvez également consulter la carte interactive proposée par la fondation 30 Milions d'Amis qui recense les lieux autorisés à votre compagnon : www.30millionsdamis.fr/mon-animal-et-moi/carte-vacances.html

Lors du voyage, soyez très attentif à la chaleur dans la voiture (cf. fiche coup de chaleur).
Arrêtez vous régulièrement afin de pouvoir donner à boire à votre animal et promener votre chien en laisse (/!\ de nombreux chiens sont perdus tous les ans sur les aires d'autoroute). Si la santé de votre compagnon ne représente pas une contre-indication, ne donnez pas à manger deux heures avant le trajet afin de limiter le risque de vomissement.
Il est fortement conseillé de ne pas laisser votre animal en liberté dans la voiture pour des raisons de sécurité. Vous pouvez le transporter dans une caisse de transport adaptée à sa taille, attachée sur un siège ou bien calée entre les sièges ou dans le coffre. Il existe également des harnais se fixant sur les attaches des ceintures de sécurité qui permettent à votre compagnon de voyager sur la banquette arrière de votre véhicule.

Si vous partez à l'étranger, votre animal doit impérativement :
- être identifié par puce électronique,
- posséder un passeport européen que vous amènerez avec vous,
- être vacciné contre la rage.
Selon les pays, d'autres mesures sont également requises comme des traitements antiparasitaires (spécifiques et à des dates précises) ou encore des sérologies d'anticorps. Renseignez vous en avance car ces démarches peuvent parfois nécessiter du temps.

Si vous ne souhaitez pas, ou ne pouvez pas partir avec votre animal, différentes possibilités existent comme la garde à domicile chez vous ou encore la garde en chatterie ou en chenil.
/!\ les chenils peuvent exiger certaines vaccinations comme par exemple celle contre la toux de chenil

N'hésitez pas à nous demander conseil pour la préparation de votre voyage ou pour des adresses de professionnels. Bonnes vacances!

News

Ce communiqué fait suite à l’allocution de Jacques GUERIN, Président du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires, que vous pouvez visionner sur le lien suivant
https://www.youtube.com/watch…
https://www.veterinaire.fr/…/message-de-jacques-guerin-aux-…

"La suspension du libre accès des établissements de soins vétérinaires (ESV) signifie un passage en mode de gestion de la Permanence et de la Continuité de Soins (PCS) uniquement dans un régime de Gardes-Astreintes.

Cela concerne les animaux malades et/ou blessés qui nécessitent des soins, soit en urgence, soit pour prendre en charge une situation amenée à devenir urgente à court terme.

En d’autres termes, tout ce qui est prévention et/ou non indispensable doit être différé jusqu’à un retour à la normale.

En journée, et pendant les horaires d’ouverture habituels de l’ESV, la structure vétérinaire assure elle-même sa PCS selon les règles déontologiques en vigueur, plus que jamais nécessaires au maintien d’une égalité effective et solidaire entre les structures vétérinaires.

Les rendez-vous se font exclusivement après régulation téléphonique par la structure ou par une société dédiée.

Il est aussi possible de s’organiser avec la création, dans un cadre réglementaire, de micro-services de garde temporaires dans la journée à plusieurs structures.

Si, par exception, en raison d’une contrainte majeure (contamination du personnel soignant entraînant la fermeture, impossibilité économique, garde d’enfants à la maison,…), un ESV choisit de déléguer sa PCS à une structure d’urgence, en considérant que celle-ci reste en mesure de respecter toutes les règles de biosécurité en cours, elle doit signer une convention à cet effet : une bonne régulation téléphonique s’impose de même que la transmission de la convention au Conseil régional de l’Ordre.

Bien sûr, tout professionnel confiné peut, par solidarité, offrir ses services au bénéfice de la collectivité (régulation téléphonique par exemple).

La nuit, les dimanches et les jours fériés, les ESV mettent en application leurs règles habituelles de PCS, fixées dans leurs Conditions Générales de Fonctionnement, le cas échéant dans le respect des conventions de PCS et/ou du service de garde déclarés. Les circonstances y ajoutent la contrainte supplémentaire des règles de biosécurité pour les structures accueillantes.

Les décisions prises sont aussi nécessaires qu’indispensables et visent à nous protéger, d’une part, et à protéger la collectivité humaine d’autre part. Il faut donc impérativement réduire les contacts interpersonnels au strict nécessaire. A chacun d’entre nous d’exercer ses choix en conscience dans son environnement.

Chaque vétérinaire jugera en son âme et conscience ce qu’il estime être une urgence ou une maladie allant le devenir : nous sommes rompus à cet exercice.

A chacun d’entre nous, dans ces circonstances difficiles, totalement inédites, de prendre la mesure :
-de la situation évolutive, rationnellement, sans tomber dans la sinistrose collective ;
-de sa responsabilité individuelle qu’il doit exercer avec lucidité
-de la solidarité collective qu’il doit mettre en œuvre avec zèle, constance et dévouement.

Des directives et préconisations sanitaires sont prises au niveau national. Même dans le respect de celles-ci, le risque de contamination est réel. Nous devons tous participer à l’effort collectif afin de casser la chaîne de contamination du COVID-19.

Les Présidents des CROV sont garants du respect des règles déontologiques et de l’attitude éthique des vétérinaires. Face à des faits avérés, soyez assurés qu’ils tireront toutes les conclusions en matière d’éthique professionnelle et de déontologie en saisissant les chambres de discipline qui apprécieront.